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 I can't take my eyes off of you. (Evy)

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Rembrand Duprès

Rembrand Duprès

COPYRIGHT : Sterling.
MOOD THEME : Tonight is gonna be a good good night.
GOLD COCOON : Four seasons manor - A1.
DAMN JOB : Agent immobilier amateur

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MessageSujet: I can't take my eyes off of you. (Evy)   I can't take my eyes off of you. (Evy) EmptyLun 24 Aoû - 18:02

    Spoiler:
     
    EVY& REMBRAND.

    (c) Rusts &Emma
    I can't take my eyes off of you. (Evy) 4 I can't take my eyes off of you. (Evy) Chaceicone5
    I can't take my eyes off of you. (Evy) Fb1


    « Il suffit parfois d'un regard, d'un hasard pour rencontrer quelqu'un qui nous marquera à jamais. »


    Ce jour-ci était un jour d'une affreuse banalité. Une routine tranquille, un fleuve suivant son cours, inlassablement, répétitif à l'extrême. Incroyable mirage. Incroyable manège identique de jour en jour. Les gestes se répétaient à l'infini, ne laissant aucune place à l'innovation, à la nouveauté, au changement. Le cours fébrile de la vie de Rembrand entamait une nouvelle course, pour une nouvelle journée. Les départs étaient lancés dès que ses paupières closes s'ouvraient à la lumière aveuglante du soleil. Clignement d'œil, et la vie recommençait, habitait ce corps partagé entre l'enfance et la vie d'adulte, carrefour de son existence. Et c'est certainement dans ces jours affreusement inutiles et banales que se déroulent les évènements les plus incroyables. Ce sot toujours ces journées mornes et tranquilles à leurs débuts, qui ont les fins les plus inattendus et formidables. Ce fut le matin où Rembrand se leva, atteint d'une fainéantise aiguë et atteint d'un ennui ultime, que la journée découla sur la rencontre la plus incroyable de son existence. Il se leva de son lit, cahin-caha, titubant sous les effets de l'alcool absorbé la veille et pas encore assimilé par son corps ensommeillé. D'un œil extérieur, Rembrand semblait encore tout à fait dans la phase du sommeil la plus profonde, et somnolait encore profondément, même s'il se tenait à la verticale. Le grand jeune homme se tenait debout à côté de son lit, son caleçon mal ajusté dévoilant les prémices de son fessier, et sa main frottant sans grande énergie ses yeux collés par des restes de sommeil. Il était torse nue, et dévoilait ainsi un bronzage doré, propre aux américains vivant dans la Sun Belt, qui rendrait jaloux n'importe quel anglais pâlot voir livide. Teint propre aux habitants de la péninsule ibérique, soit dit en passant. Sa peau présentait une perfection incroyable, aussi doré que lisse, soyeuse... Agréable au touché même, comme cela semblait à n'importe quel observateur. Rembrand promena sa main sur son torse, et vint frapper de trois petits coups son ventre. L'effet fut gâché car celui-ci ne présentait aucune protubérance pouvant donner un aspect comique ou simplement justifier un tel geste. En réalité, Rembrand, fort de son apparence avantageuse, avait grand intérêt à conserver un corps agréable au regard, et se faisait un devoir de le maintenir ainsi, tel qu'il le jugeait au mieux. Mais si Rembrand conservait cette apparence trompeuse propre aux ensommeillés ne rêvant que d'un retour dans leur lit, il en était tout autrement intérieurement. Son corps criait au sommeil, mais son esprit vagabondait déjà dans milles autres univers. Bien loin de la réalité, en soi. Des dizaines d'idées lui traversaient l'esprit, déchirant entre elle son attention déjà si peu attentive aux vues de l'heure trop peu avancé à son goût. En cet instant, il avait déjà milles envies, milles besoins, milles nécessités à remplir. Mais qu'importe. Une seule prit le dessus dans cet esprit déjà si vif : un jogging. Rien n'avait le pouvoir de faire revivre Rembrand aussi bien qu'une course à pied. L'effort avait un pouvoir vivifiant plutôt extraordinaire, la capacité de lui faire ressentir chacun de ses muscles, de prendre connaissance et conscience de son corps. Quand Rembrand courrait, il avait enfin l'impression d'être celui qu'il était, et non pas un simple pantin entre les doigts agiles de sa mère. Pouvant se mouver à volonté, et non contre son gré, entravé par des fils invisibles avec lesquels elle jouait à l'infini. Il avait alors réellement l'impression qu'il était une personne à part entière, une et indivisible. Indépendant, et libre. Il se sentait alors léger, et ses efforts n'étaient que que pacotille face à la course dans laquelle il s'engageait, quand il voyait le noble but vers lequel il courrait; une envie irrépressible de liberté. Ce besoin intrinsèque de se libérer de cette mère oppressante se faisait de plus en plus sentir en lui, et plus son cœur battait à tout rompre dans sa cage thoracique, plus les échos du sensation de bien-être se répercutaient sur son faciès bien souvent porteur de ses faux semblants perpétuels. Heureux, il ne l'était pourtant pas. Le bonheur, Rembrand ne pensait pas l'avoir rencontré, il ne pensait même pas l'avoir déjà effleuré. Il lui semblait que si la vie avait été une rue, lui s'était toujours tenu sur le trottoir gauche quand le Bonheur avait fait le choix d'émoustiller de ses bienfaits les passants du trottoir droit. Il avait ainsi toujours vu le bonheur de loin. De très loin, peut-être de trop loin. Il n'avait jamais vécu de rencontre transcendante, d'évènements éblouissants et marquant pour le reste de son existence. Mais aujourd'hui cela serait différent. Aujourd'hui, Rembrand aurait sa rencontre transcendante, mais il ne le savait simplement pas encore.

    Pour des raisons plus pratiques, courir lui permettait aussi d'éliminer les toxines de l'alcool restant dans son corps, et de permettre d'aider son pauvre foie à supporter tant d'excès.A cette pensée qu'il jugea positive, il enfila un vieux short de sport qui trainait sur le sol, envoya balader des vêtements hors propos et finit par mettre la main sur un tee shirt sans manche qu'il avait acheté quelques temps plus tôt pour remplacer un vieux tee shirt de sport. Tout de beige et de blanc cassé vêtu, il quitta sa chambre, son havre de paix, priant de toutes ses forces pour ne pas croiser sa mère si peu de temps après son réveil. Il n'était pas prêt - ce matin-là - à subir les assauts d'une mère curieuse et sur-protectrice. Surtout quand son cerveau était aussi embrumé par un taux d'alcool dans le sang indécent. Par un étrange hasard, étranger à sa routine habituelle, et par chance, il ne vit pas l'ombre de sa personne aux environs. Il alla directement dans la cuisine et, en une petite dizaine de secondes, il se servit un grand verre de jus d'orange déjà pressées, et l'engloutit trop rapidement pour tenir compte de son ventre ébranlé. Qu'importe ! Il ne pouvait se permettre de se confronter à sa maternelle s'il voulait passer une journée agréable. S'entre-choquer à une personne déjà si butée ne ferait que rendre sa journée maussade, quand il s'était levé d'une humeur plutôt positive dans l'ensemble. Il rejoignit l'entrée du manoir et traversa l'allée d'un pas rapide. Il attrapa au vol ses chaussures restées dans un coin et les enfila dans un coup de vent. Il les noua négligemment - ce qu'il regretterait très brièvement plus tard. Il se retrouva rapidement à hauteur du portail exterieur du manoir Four Seasons pour lequel tant de gens se vouaient une guerre inutile. Il commença à trottiner et s'éloigna de ce lieu, qui lui inspirait mépris et éclats de rire moqueur. Sa foulée se fit plus souple à mesure qu'il s'éloignait et sa respiration devint régulière, contrôlée à la perfection, montre d'une maitrise totale sur son être. Son corps sportif et musculeux ne semblait pas souffrir de cette foulée rapide, ses pieds cognaient le sol laconiquement, mais les chocs étaient étouffés par ses chaussures et sa volonté sans faille. Il ne mit que peu de temps à rejoindre à rejoindre le centre de Birmingham. Et c'est après avoir rencontré un nombre incommensurable d'obstacles ou d'hypothétiques obstacles qu'il prit la décision de quitter ce lieu, pour un autre plus paisible et plus solitaire. Et donc plus reculé. Auparavant, il avait pensé à rejoindre le chemin du Manoir, et à continuer sa course dans les jardins même entourant l'imposant lieu. Mais le fait même de ce manoir grisait sa détermination et son engouement matinale au jogging. De plus, l'idée de croiser le moindre faciès d'un seul des membres de la famille Woody le dés incitait à y retourner: il imaginait déjà mentalement les regards hostiles, la moue dédaigneuse qu'afficheraient leurs lèvres d'anglais pincés. Sans oublier la possibilité de croiser l'un de ses parents -ou même les deux, ce qui serait un paroxysme de malchance - suffirait à gâcher sa bonne humeur naissante. En réalité, le manoir même dégageait une ambiance exécrable, trop pesante, trop oppressante, trop malveillante pour être supportable par un jeune homme à la sortie de l'adolescence tel que Rembrand. Toutes ces récriminations suffirent plus qu'amplement à le convaincre de rejoindre le parc plutôt que sa nouvelle demeure éphémère. Mais pour cela, il devait d'abord traverser dans l'autre sens le centre de la ville qu'était Birmingham. Il prit la - mauvaise - décision et décida de passer par la place Brindley. Il faillit percuter deux poussettes qui étaient apparemment conduites par deux écervelées malvoyantes, un chien et trois enfants en bas âges qui courraient sans tenir grand intérêt des personnes grouillant et évoluant en contre-sens. Mais la seule personne qu'il percuta fut une blonde aux grands yeux verts perçants. Elle se tenait dans la rue, proche d'une enseigne, à cheval sur l'entrée, et se tenait de profil. Il ne la vit pas, et la percuta en pleine épaule. Il ne perdit cependant pas l'équilibre mais se retourna vivement, des excuses au bord des lèvres quand il plongea son regard dans le sien. Dans ses grands yeux verts miroitants, sur sa bouche délicieusement rosée, sur ses pommettes, sur sa chevelure blonde angélique encadrant un si parfait visage. Et il ne put prononcer un seul mot, tant le coup fut fatal. Le message subliminal qui s'imposa à son esprit pouvait-il être une révélation ? De celle que l'on ne voit que dans les films, et qu'on ne lit que dans les livres ? Son regard resta perdu dans l'océan émeraude de ses yeux. Il ne remarqua même pas qu'il se tenait précisément devant l'enseigne où sa mère lui avait demandé de passer pour s'informer de l'état d'un vieux meuble qu'elle faisait restaurer.

    Enfin, il lui tendit la main, pour l'aider à se relever. Son regard ne pouvant quitter le sien, et sa bouche toujours scellée par les étincelles qui transpiraient de son regard.

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