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 Because I'm unlucky [R.]

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Soline Arterbury

Soline Arterbury

COPYRIGHT : AVA (c) FAY
MOOD THEME : =D
GOLD COCOON : ...
DAMN JOB : Serveuse

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MessageSujet: Because I'm unlucky [R.]   Because I'm unlucky [R.] EmptyMar 25 Aoû - 3:05

Because I'm unlucky [R.] 950709clemence Because I'm unlucky [R.] Cc2
© Jusuchin & MaquizZ’
« Soline Arterbury & Rembrand Duprès »

« What if I let you in?
What if I make it right it?
What if I give it up?
What if I want to try?
What if you take a chance?
What if I learn to love?
What if, what if we start again? »



      SOLINE « Bien sûr, pas de problème. Un café, avec ça? Parfait. »


    Soline offrit au type le plus stupide qu’elle ait jamais rencontré un charmant sourire. Vous savez, ces sourires qu’on offre aux clients qui semblent sonner vrais mais qui, dans le fond, sont horriblement faux? Elle détestait son job, qui ne servait qu’à lui payer ses études. Car non, elle ne souhaitait pas rester serveuse toute sa vie. Elle nourrissait d’autres ambitions, des ambitions qui, elles, la feraient avancer dans la vie. Alors elle s’efforçait d’avoir d’excellents résultats dans ses études, pour ne pas être prise à continuer à travailler ici. Elle qui d’ordinaire avait un moral excellent, il chutait toujours de quelques crans lorsqu’elle entrait dans le café en lançant un ‘bonjour!’ enjoué à ses collègues. Eh oui, dans le domaine de la restauration, il fallait toujours faire semblant. Semblant d’aimer servir le client, semblant de trouver passionnant tout ce qu’il a à vous raconter, semblant d’être courtois et sympathique avec tout le monde, semblant d’adorer ton patron et tes collègues. Dans le fond, elle aurait nettement mieux préféré étudier qu’être ici. Mais pour étudier, justement, il fallait qu’elle garde son travail. Elle tentait donc de ne faire aucunes gaffes pour ne pas s’attirer les foudres de son patron. D’ailleurs, en parlant du patron, il semblait bien l’apprécier. Attentive aux demandes des clients et enjouée, c’était l’employée parfaite. Elle ne rechignait jamais quand aux conditions de travail (car elle travaillait parfois tard pour aider à ranger, sachant qu’un surplus n’était pas loin) et elle était de compagnie agréable. Vraiment, si tous ses employés étaient ainsi, la vie serait facile. Soline rouspéta dans sa tête en regardant l’horloge murale avec insistance. Si les aiguilles pouvaient tourner plus vite, ça aiderait. Elle devait remettre une dissertation bientôt et ne souhaitait pas être en retard. Et son p*tain de patron qui la retenait encore ici.. Il pouvait bien finir de servir les deux clients qui restaient, non? Et, étrangement, c’était elle qui restait le plus tard. Elle n’osait pas refuser quelque chose au patron, mais sérieusement, la prochaine fois, elle ne se gênerait pas. Après toutes les fois où elle a accepté de lui rendre quelques services, il pourrait bien la libérer plus tôt, non? Il ne restait plus qu’à trouver une excuse d’enfer qui aurait sûrement rapport avec les études (les vieux aiment bien savoir que les plus jeunes s’occupent de leurs études). Mais passons, car pour le moment, elle était bel et bien prise à son boulot et apparemment sans aucun moyen de s’en sortir pour le moment. Joyeux, vraiment.

    Et cette chanson qui semblait jouer en boucle dans tout le café. Elle savait exactement le nom et aurait pu chanter les paroles par cœur. En finissant de nettoyer une table, elle en fredonna quelques phrases, souriant à elle-même. Elle aimait bien Start Again. « … What if you take a chance? What if I learn to love? What if, what if we start again? » Mais bon, lorsque c’est la 8ème fois de suite que tu l’entends, là, tu l’aimes soudainement moins. Ça aurait pu être pire, par contre. S’ils avaient tourné du Britney Spears pendant quelques heures, elle aurait craqué et aurait sûrement tenté une fuite. Non mais, l’argent c’était bien beau, mais vous ne trouvez pas qu’elle souffre assez à être serveuse et à devoir être agréable tout le temps? Mettre du Britney serait la tuer, carrément. ( HJ ; Je m’excuse aux fans de Britney (a) ) Jetant toujours de furtifs coups d’œil à cette horloge qui devait décidément être en panne, Soline soupira. Une chance qu’elle aimait ses études. Sinon, elle aurait tenté de changer de job, mais c’était trop compliqué et pouvait être compromettant pour ces dernières. Ne voulant pas bousiller son travail acharné pour être dans la bonne moyenne – étant rêveuse et plutôt lunatique, du genre à oublier les jours d’interros, c’était un miracle d’être un peu au-dessus de ladite moyenne – la jeune femme avait donc décidé d’avoir un job fixe. Vraiment, être bibliothécaire ou travailler dans un magasin de disques aurait été nettement plus intéressant. Adorant lire et écoutant de la musique un peu n’importe quand – et n’importe où – ces deux jobs auraient été plus appropriées pour la demoiselle. Elle n’aurait pas à faire semblant d’aimer son travail et d’être heureuse : elle le serait réellement. Puis finalement, l’heure de la fin de ses heures de travail arriva finalement. Se retenant pour ne pas crier de joie, elle salua son patron et sortit à l’extérieur pour prendre sa voiture et rentrer chez elle. À l’extérieur, elle chercha sa voiture. Soline était absolument certaine de l’avoir mise à la même place de parking qu’à l’ordinaire. Pourtant, il n’y avait qu’une voiture démolie et ça ne pouvait être la sienne. Surtout qu’un type était justement en train de taper dessus, alors ça ne pouvait décidément pas être la sienne, c’était impossible. Alors, elle s’approcha légèrement pour découvrir des preuves flagrantes du contraire. La même couleur. La même marque d’auto. Et la même plaque d’immatriculation. Ah. S’approchant du type, elle lui tapa sur l’épaule, pas gênée du tout et n’ayant pas l’air traumatisée plus qu’il ne le faut.

      SOLINE « Excusez-moi de vous déranger ainsi, mais cette auto, là, que vous démolissez.. C’est la mienne. »
      HOMME « Ah? Ben j’ai dû me tromper de char. »


    Génial, mec. Et le plus déroutant, là-dedans, c’est qu’il se retourna et s’en alla. C’est tout juste s’il ne sifflotait pas. C’est là qu’elle se rendit compte qu’elle n’avait plus de patience et elle se mit en colère contre ce pauvre imbécile. Elle fulminait. Trop, c’est trop. C’était la goutte qui avait fait déborder le vase. Prenant une grande inspiration, elle ferma les yeux. Puis, prise d’une impulsion soudaine, elle sorti son portable et donna un gros coup à la voiture pour que l’homme se retourne. Sa ruse ayant marché, elle eut le temps de zoomer et de prendre une photo de sa face. Puis elle prit une image de sa voiture détruite et rangea son portable. Elle ne voulait pas devenir hystérique. Soline haïssait les hystériques, ce n’était donc pas le moment de s’haïr elle-même. Prenant une grande inspiration, elle se sentait trembler alors que ce n’était pas le moment de déchanter. Ce n’était jamais le moment. Il fallait garder son calme et trouver une solution. La première qui lui vint en tête (à part celle de courir pour aller retrouver le mec qu’elle voyait encore s’éloigner et lui foutre un bon coup de pied entre les deux jambes) était celle d’aller porter plainte au centre de police. Entre nous, ça ne changerait sûrement rien et ce serait une perte de temps. Elle ne voulait pourtant pas laisser cet imbécile s’en sortir sans rien. Même s’il s’était trompé de voiture, il l’avait quand même détruite et devrait donc payer de ses actes, car c’était totalement volontaire. Elle qui d’habitude ne s’en souciait guère, Soline souhaitait vraiment le retrouver pour qu’il puisse lui payer une autre auto. Car elle n’avait pas les moyens, elle payait ses études avec son salaire de serveuse. S’acheter quelque chose de coûteux serait désastreux pour ses économies. Elle ne se voyait pas demander de l’aide à sa mère qui la détestait ; elle ignorait où son père était parti et son frère étudiait à quelque part, s’arrangeant comme elle pour pouvoir continuer ses études. Car oui, il y avait quelque chose qu’elle pouvait faire : arrêter ses études. C’était totalement inconcevable, par contre. Ses études pouvaient l’amener loin dans la vie, avec un travail brillant qui pourrait la faire vivre sans qu’elle ait à continuer son boulot de serveuse. Ce serait.. Ce serait vraiment le bonheur, pour elle. Avoir un travail, un vrai, qu’elle apprécie et ne pas dépendre de quiconque. Elle pourrait alors vivre comme elle le souhaitait et, éventuellement, former une famille. Mais bon, une chose à la fois, hein. Commençons par cette histoire totalement débile qui n’arrivent que dans les livres ( ou les RPG x) ). Direction le commissariat.

    Une chance qu’il n’était qu’à une dizaine de minutes de marche du café. Soline s’y rendit sans encombre, ruminant par contre des pensées noires. Vraiment, il y avait des gens stupides dans le monde. Il y en avait partout, qui semblaient penser différemment. Comme si briser une voiture allait leur remonter le moral. Comme si savoir que l’autre pataugeait dans les papiers pour s’en retrouver une était satisfaisant. C’était totalement stupide. La satisfaction ne devrait venir que de choses, pour commencer légales mais également productives. Par exemple, lorsqu’on reçoit nos notes pour un examen et qu’elles sont excellentes. La satisfaction du travail bien fait. Un bon travail. Un meurtre ne devrait normalement pas apporter de satisfaction – même si, entre nous, certains sont assez dérangés pour en éprouver. C’était des gestes totalement puérils qu’elle ne comprenait guère. Apparemment, c’était le jour pour maudire le monde. Il faut savoir que, ce matin, elle a à moitié déboulé les marches de l’escalier et s’est ramassé un magnifique bleu sur la hanche droite. Ensuite, elle a échappé son assiette sur le sol et elle s’est brisée, entaillant son petit orteil. Elle a faillit faire une grosse gaffe à son job et finalement, un mec détruit sa voiture. Vraiment, ce n’était pas sa journée. Cherchant vainement ce qu’elle avait fait un bon dieu pour se retrouver avec une journée pareille, Soline entra par la porte du commissariat et sourit le plus calmement possible au policier derrière le comptoir, lui disant qu’elle aimerait porter plainte contre un type qui avait volontairement détruit sa voiture et qu’elle avait des photos, de sa voiture et du type en question. On s’entend qu’ils avaient d’autres chats à fouetter et l’envoyèrent donc dans la salle d’attente. Cela ne la dérangea pas plus que ça. Enfin, si, mais piquer la plus grosse crise de colère de sa vie ne l’avancerait pas. Pour faire le vide dans sa tête, Soline ferma doucement les yeux, pourtant attentive aux bruits qui l’entourait. En entendant quelqu’un s’asseoir à proximité d’elle, elle ne pu s’en empêcher et ouvrit la bouche pour parler.

      SOLINE « Si c’est pour m’annoncer UNE AUTRE mauvaise nouvelle, vous pouvez repartir. » Comprenant finalement son erreur et ouvrant les yeux pour jeter un regard à celui qui était proche d’elle, elle se mordilla la lèvre inférieure. « Désolée, je.. Enfin, je suis plutôt sur les nerfs, aujourd’hui. »


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